36 Jours de Guerre : L’Iran Ne Cède Pas à l’Ultime Menace

À son 36e jour, le conflit déclenché par une offensive israélo-américaine contre l’Iran a vu Donald Trump renouveler samedi dernier un ultimatum à Téhéran : quatre-vingt-dix-six heures pour conclure un accord ou rouvrir le détroit d’Ormuz. Dans un message publié sur Truth Social, le président américain a menacé de « déchaîner les enfers » en cas de refus. Ce nouveau délai s’inscrit dans une série de pressions antérieures, après avoir fixé initialement un délai de dix jours le 26 mars, période durant laquelle Washington avait déjà ciblé l’infrastructure énergétique iranienne.

Les autorités iraniennes ont clairement rejeté cet ultimatum. Le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées iraniennes, a qualifié les menaces américaines de « stupides », affirmant que l’Iran ne reculerait pas face à aucune agression et protégerait ses droits et biens nationaux. Malgré la pression militaire accrue, Téhéran demeure inflexible dans son refus de céder.

Sur le terrain, les frappes continuent d’engendrer des conséquences graves. Près de la centrale nucléaire civile de Bouchehr — l’unique installation opérationnelle iranienne — un projectile a tué un agent de sécurité et endommagé un bâtiment selon l’AIEA. Parallèlement, le deuxième pilote américain abattu au-dessus du territoire iranien a été secouru dimanche par des forces américaines, tandis qu’un premier avait déjà été retrouvé vendredi après le crash. Des sources gouvernementales indiquent que 13 militaires américains ont perdu la vie depuis le début de l’escalade hors du territoire iranien.

Au fil de plus de cinq semaines d’intensité, le bilan humain s’est élargi à des milliers de victimes, principalement en Iran et au Liban. Le détroit d’Ormuz demeure largement bloqué, tandis que Washington et Téhéran maintiennent un dialogue marqué par des démonstrations de force et des messages contradictoires sur une issue diplomatique viable.