Le pouvoir judiciaire iranien a procédé à l’exécution d’un jeune homme ce samedi, accusé d’avoir collaboré avec les services secrets israéliens lors des manifestations qui ont secoué le pays en janvier. Cette décision marque une progression inquiétante dans un contexte où les exécutions sont devenues systématiques depuis l’attaque américano-israélienne du 28 février.
Erfan Kiani, dont la procédure judiciaire a été validée par la Cour suprême, est décrit comme l’un des principaux acteurs impliqués dans une mission confiée au Mossad. Selon le site Mizan Online, il aurait joué un rôle clé dans les tumultes de la province d’Ispahan, en centre du pays.
Les accusations contre Kiani incluent notamment la destruction de biens publics et privés, des incendies criminels, l’utilisation de cocktails Molotov, le port d’armes blanches (machettes), le blocage des voies de circulation, ainsi que des agressions envers les agents de sécurité. Ces faits, selon la justice iranienne, ont contribué à créer un climat d’angoisse généralisé dans la population.
Le nombre d’exécutions s’accroît rapidement, soulignant l’intensité croissante des mesures de représailles imposées par le gouvernement iranien. Dans ce contexte marqué par une crise sécuritaire et politique, les citoyens sont confrontés à un environnement de tension extrême.