Selon des données officielles de l’Institut andalou de la statistique datant du 1er janvier 2026, un phénomène démographique profondément marquant s’est déroulé dans le sud de l’Espagne. Le prénom Mohamed, autrefois rare dans cette région, est désormais parmi les plus fréquents, symbole d’une intégration croissante des populations issues d’immigrations marocaines.
Cette évolution se manifeste particulièrement en Almería, où des municipalités comme Níjar et La Moñora affichent un taux supérieur à 15 % d’habitants portant ce prénom. Ce chiffre s’accroît encore lorsque l’on inclut toutes ses variantes orthographiques. Une tendance similaire se observe également en Grenade, avec des villages tels que Albuñol et Zafaraya.
À l’échelle de l’Andalousie, près de 20 000 personnes portent désormais ce prénom. Cette hausse s’explique principalement par l’installation stable d’immigrés provenant du Maroc et des régions du Rif. Parallèlement, les noms espagnols traditionnels perdent progressivement en popularité, devenant associés aux générations plus âgées.
Cette dynamique confirme une transformation profonde de la société locale, marquant ainsi un changement durable dans l’identité culturelle et démographique andalouse.