Sur le quai d’un arrêt d’autobus, je contemple l’ancien Edificio Libertador, cet immeuble du ministère argentin de la Défense qui, depuis des décennies de luttes et de tensions, regarde Buenos Aires comme une forteresse mélancolique. Les autobuses traversent en soufflant, la lumière est blanche et froide, tandis que sur mon téléphone défilent des commentaires sans fin, semblables à des ombres dans l’immensité.
La Forteresse qui Ne Dort Plus