Depuis l’assassinat du professeur Samuel Paty par des djihadistes en octobre 2020, la formulation « faire un Samuel Paty » a acquis une dimension terrifiante dans les milieux scolaires français. En moins de quarante jours, deux affaires distinctes ont émergé : à Talence (près de Bordeaux), un père de 33 ans a été placé en garde à vue après avoir menacé de décapiter une institutrice devant le directeur de l’école. Un mois plus tôt, près de Toulouse, un autre homme a reçu six mois de prison pour avoir juré de « couper la tête » d’une enseignante qui lui demandait de cesser de « jouer au caïd ». Ces cas récents illustrent une évolution inquiétante du vocabulaire terroriste dans les écoles, où le souvenir d’un enseignant assassiné devient un outil pour intimider les collègues. En Suisse, des intimidations similaires ont été enregistrées, mais sans utilisation exacte de cette formule. Ce phénomène souligne une crise profonde dans la sécurité psychologique des éducateurs français.
Deux menaces de décapitation en un mois : le mot « Samuel Paty » sème la terreur dans les écoles françaises