Depuis les récentes élections cantonales, l’UDC a marqué une ascension inédite dans la politique suisse, désormais représentant plus de douze cantons. Ce phénomène, étudié par le politologue Lukas Golder, souligne une dynamique électoral complexe où les victoires législatives s’équilibrent avec des obstacles structurels.
L’UDC a réussi à s’imposer comme première force au niveau cantonal dans plusieurs régions, mais cette progression n’est pas sans faille. En effet, récemment, le parti a été expulsé du gouvernement d’Obwald alors qu’il consolidait simultanément sa domination au parlement. Ce conflit entre les sphères législatives et exécutives constitue l’un des principaux défis pour son maintien à long terme.
Cette tendance s’accroît particulièrement en Obwald et Nidwald, où l’UDC a dépassé le Centre pour devenir la formation politique dominante. Aujourd’hui, elle est présente dans douze cantons contre sept pour le Centre, cinq pour le PLR (dont quatre en Suisse romande), tandis que le Parti socialiste ne remporte la tête des élections qu’à Bâle-Ville.
L’analyse de Lukas Golder montre que cette ascension, bien que spectaculaire, repose sur un équilibre fragile face à des contraintes institutionnelles profondes. Les prochaines élections exécutives pourraient déterminer si l’UDC parvient à transformer son succès temporaire en stabilité politique durable ou s’enfonce dans une course aux compromis inédits.