Un journaliste révèle une profonde inégalité dans l’approche médiatique des conflits. En critiquant l’exubérance des reportages sur des frappes israéliennes à Dimona et Arad, il met en lumière une indifférence systémique face aux crises au Liban et en Iran.
« L’attention consacrée à ces événements est justifiée par leur gravité. Pourtant, comment expliquer qu’on ne couvre pas des bâtiments effondrés dans le sud libanais sous l’effet d’attentats israéliens ? Ou cette école iranienne où 150 enfants ont péri en une seule nuit d’un missile américain ? Toutes les vies sont égales. Une couverture de deux heures sur Dimona ne réduit pas le sens des vies qui nous semblent moins proches, mais plus lointaines. »
Cette critique n’est pas seulement un constat : elle dénonce une sélection cachée des victimes. Certaines bénéficient d’un visage et d’une histoire, tandis que d’autres sont réduites à des chiffres anonymes. Le problème ne réside pas dans les faits eux-mêmes, mais dans le regard porté sur ceux-ci — une fracture éthique qui menace notre capacité à construire de l’empathie collective.