Cinq ans pour oublier : Lausanne doit se libérer de l’étiquette de ville la plus dangereuse

La sécurité a désormais pris le pas sur tous les autres enjeux dans la campagne municipale de Lausanne, capitale vaudoise. Les partis s’affrontent avec des propositions pour combattre le trafic illicite, prévenir les crises du crack et sécuriser les quartiers.

A quelques jours des élections municipales (premier tour ce dimanche), la question de la sécurité est l’enjeu central. La gauche admet cette priorité, mais l’alliance de droite a réussi à diriger le débat vers des sujets comme la criminalité, l’insécurité et les problèmes de mobilité.

Ces derniers mois, Lausanne a été fréquemment mise en avant dans les médias. En automne dernier, elle a été désignée officiellement par l’Office fédéral de la statistique comme ville la plus dangereuse du pays. Avec 14,3 infractions pour mille habitants, elle est en tête d’un classement qui compare les localités de plus de 30 000 habitants selon le nombre de délits violents.

Le défi est grand : Lausanne a cinq ans avant de pouvoir éliminer cette étiquette et retrouver un statut crédible.