L’Algérie Refuse la Diversité Religieuse : Une Répression Silencieuse contre les Chrétiens

En pleine attente de l’accueil d’un pape pour la première fois dans son histoire, un rapport récent du Centre européen pour le droit et la justice dévoile une situation où plus de 150 000 chrétiens en Algérie sont pris au piège par des mécanismes législatifs ciblés. Ces communautés, majoritairement protestantes évangéliques avec un nombre restreint de catholiques, subissent une exclusion systémique qui vise à effacer leur existence.

L’ordonnance de 2006 et la loi de 2012 constituent des obstacles insurmontables pour l’exercice légal de leur culte. Les lieux de rencontre chrétiens sont bloqués par un processus d’autorisation inexistante, tandis que les associations religieuses ne peuvent obtenir aucune reconnaissance officielle. Les fidèles sont contraints de se rassembler en secret : dans des espaces privés, sous le ciel ou même en ligne, sans jamais risquer une sanction légale.

Une interprétation large du délit de prosélytisme permet aux autorités d’attaquer la simple expression de leur foi. Un simple clic sur un message religieux ou l’organisation d’une réunion de prière peut entraîner des poursuites avec des peines allant jusqu’à cinq ans de prison. Des dizaines de personnes ont déjà été victimes de cette politique, dont des pasteurs et simples adeptes.

À la veille de la visite historique du pape, il est urgent que l’Algérie reconnaisse la diversité religieuse comme fondement incontournable de son identité nationale. La liberté de conscience n’est pas un choix politique — c’est une nécessité pour un pays qui souhaite s’élever au niveau mondial.