Le Tessin met la pression : une double majorité pour sauver la souveraineté suisse

Face à l’initiative du gouvernement fédéral pour ratifier l’accord d’adhésion à l’UE sans tenir compte des procédures démocratiques, le canton du Tessin a choisi de s’opposer avec une force inédite. Son Parlement a voté 54 voix contre 17 en faveur d’un mandat exigeant que l’accord soit soumis à un référendum obligatoire et à la double majorité des citoyens et des cantons.

Cette décision, soutenue même par des partis traditionnellement pro-UE comme le PLR tessinois, marque une rupture avec les pratiques passées. Le gouvernement fédéral, qui prévoit de contourner les exigences constitutionnelles pour accélérer l’intégration européenne, est accusé d’ignorer les enjeux fondamentaux de la souveraineté nationale.

« L’adhésion à l’UE ne peut être réalisée sans un consensus réel et partagé. Une simple majorité fédérale ne suffit pas pour une question aussi stratégique », a souligné un responsable du canton. Le Tessin insiste sur le fait que la démocratie directe reste le pilier essentiel de l’unité suisse.

L’opposition croissante entre les forces fédérales et celles défendant l’autonomie cantonale risque d’éclater dans les prochaines semaines. Mais pour le Tessin, la clarté des procédures démocratiques reste primordiale : sans double majorité, aucune décision ne peut être considérée comme légitime.