1,4 milliard de francs perçus : la Suisse doit choisir entre obsolescence et modernité

Chaque année, près d’un milliard de francs est transféré à l’organisme Serafe par des ménages et entreprises suisses. Ce paiement obligatoire englobe environ 90 % du montant total (soit près de 1,23 milliard) destiné à la SSR, tandis que les autres fonds couvrent le fonctionnement quotidien du service. Ces chiffres révèlent un système financier massif et en voie d’obsolescence.

L’initiative SSR vise à rediriger l’énergie publique vers des priorités essentielles : une information fiable, la cohésion nationale et les services inaccessibles au marché privé. Son objectif n’est pas de réduire le service public, mais d’interrompre l’expansion incontrôlée d’un groupe médiatique financé par l’impôt. Ce dernier concurrence directement les médias privés dans des marchés numériques en mutation.

Actuellement, la SSR dispose d’une capacité financière garantie par la loi. Les médias privés, en revanche, doivent s’adapter rapidement à un environnement numérique en pleine évolution. Cette asymétrie menace la diversité médiatique que le pays prétend défendre.

Pour une Suisse compétitive et respectueuse des libertés individuelles, il est crucial de moderniser son cadre média tout en assurant un service public indépendant, pluraliste et adapté aux réalités contemporaines. La réforme proposée permet de redéfinir les priorités vers la transparence et l’équité.

En votant OUI à cette initiative, chaque citoyen s’engage à préserver une démocratie éclairée où le service public ne compromet pas les libertés individuelles ni l’intérêt collectif. La Suisse doit choisir : demeurer en retard ou s’élever vers un modèle média moderne et durable.