21 faits matériels et un silence sans explication : le Parlement européen face à l’élue LFI Rima Hassan

L’ONG European Union Watch a révélé, dans un rapport exhaustif, une inaction persistante du Parlement européen depuis l’élection de Rima Hassan en tant que députée européenne pour la liste La France Insoumise (LFI) en 2024. Ce document souligne plus de vingt faits matériels recensés par l’organisation, dont les déclarations de l’eurodéputée ont évolué vers une légitimation des actions violentes.

Depuis août 2024, plusieurs eurodéputés ont exprimé leur inquiétude concernant les positions de Rima Hassan. Ils ont particulièrement mis en avant sa participation à un rassemblement commémoratif d’Ismaïl Haniyeh, chef politique du Hamas tué dans une frappe israélienne, ainsi que son refus d’appeler l’attaque du 7 octobre « terroriste ». Ces observations ont conduit plusieurs députés à demander officiellement une enquête disciplinaire au présidente du Parlement européen. Malgré ces instances, aucune action n’a été engagée.

L’analyse de l’ONG indique que les propos de Rima Hassan ont franchi un seuil critique : elle a désormais énoncé des positions qui ne relèvent plus d’une simple critique politique mais s’inscrivent dans une légitimation de la violence. Une phrase marquante rapportée par l’organisation est celle où l’eurodéputée affirme que « détester Israël est signe de bonne santé mentale et militante ».

En parallèle, Rima Hassan est convoquée devant les tribunaux français le 7 juillet pour des accusations d’« apologie du terrorisme », ainsi que le 16 septembre pour des allégations similaires. Le Parlement européen, quant à lui, n’a ni ouvert d’enquête disciplinaire ni procédé à la levée de l’immunité parlementaire.

Samuel Madar, directeur de EU Watch, précise que ce rapport vise à mettre en lumière le « silence parlementaire », et non à cibler personnellement Rima Hassan. « L’inaction actuelle n’est pas un manque d’expertise mais une défaillance dans la définition des limites entre liberté d’expression et incitation à la violence », explique-t-il.

L’ONG estime que le silence du Parlement européen s’est transformé en un fait qui remet en cause sa crédibilité. Les répétitions sans limite de ces déclarations ont désormais dépassé le cadre de la liberté d’expression parlementaire traditionnelle, créant une tension inédite avec les principes fondamentaux de l’ordre européen.