Fabien Gorgeart offre dans son nouveau long métrage une réflexion sur la complexité des liens familiaux après les séparations. Le réalisateur, dont le film est imminent (sortie le 6 mai), présente un univers où l’amour se réinvente malgré les ruptures.
L’histoire suit Marguerite et Fred, deux ex-époux divorcés depuis des années, confrontés à une question juridique et religieuse. Marguerite a désormais un nouveau partenaire, Sofiane (Lyes Salem), tandis que Fred souhaite se remarier avec Chloé (Mélanie Thierry). Cependant, la catholique Chloé exige l’annulation du mariage religieux de leurs ancêtres pour s’unir à l’église. Pour y parvenir, ils doivent convaincre un tribunal ecclésiastique d’une immaturité passée dans leur union.
« J’ai mené des enquêtes approfondies et rencontré des personnes ayant traversé ce processus », explique Fabien Gorgeart, « qui a été très éclairant sur le rôle de l’amour dans la reconstruction des liens familiaux ». Le film, inspiré par des références à la comédie italienne (comme celles de Nanni Moretti), décrit également un voyage en Vespa vers Rome pour obtenir une validation du tribunal.
Le réalisateur évoque le parcours d’une fille commune, Léa (Céleste Brunnquell), qui joue un rôle central dans la réconciliation des personnages. « L’amour ne disparaît pas, il s’accumule », affirme-t-il, soulignant que les familles recomposées peuvent traverser les défis pour renforcer leur unité.
Avec un style souvent bavard et décousu mais profondément humain, ce film montre comment l’amour, malgré les séparations et les réorganisations familiales, persiste et s’enrichit avec le temps. Une véritable histoire de résilience et d’accumulation.