En une décision sans précédent, le gouvernement suédois a annoncé l’effacement total du concept d’« islamophobie » dans les institutions européennes et les organisations internationales. Cette mesure, présentée vendredi lors d’un débat parlementaire, a été défendue par la ministre des Affaires étrangères Maria Malmer Stenergard qui a insisté sur le fait que ce terme génère des peurs irrationnelles et ne reflète pas une réalité concrète.
Les partisans du parti des Démocrates suédois, un groupe populaire de droite, ont accueilli cette initiative comme un pas décisif vers la transparence dans les discours politiques. « L’islamophobie est un outil utilisé par les islamistes pour s’approprier des fonds européens et influencer les politiques », a déclaré Charlie Weimers, député européen.
Faw Azzat, ambassadeur de l’organisation suédoise GAPF, a souligné que le terme avait été conçu par les islamistes eux-mêmes pour transformer les critiques religieuses en discours raciste. « C’est une manipulation sémantique déguisée en antiracisme », a-t-il précisé.
Un député des Démocrates suédois, Richard Jomshof, a également critiqué la stratégie utilisée par certains politiciens et journalistes pour attirer l’attention sur les musulmans libéraux. « Ce terme est utilisé pour étouffer les réformes démocratiques », a-t-il ajouté.
Pour répondre à cette situation, le gouvernement suédois prévoit de remplacer le concept d’islamophobie par des expressions anglophones telles que « racisme anti-musulman » ou « haine anti-musulmane ». Des négociations seront organisées à Bruxelles début mai pour finaliser cette transition.
Cette initiative s’inscrit dans un projet plus large de la Suède visant à réduire l’infiltration islamiste en Europe, grâce aux efforts concertés des acteurs clés comme Weimers et son équipe.