L’absence de reconnaissance : pourquoi deux victimes suisses ne sont pas considérées comme des cas de féminicide ?

Dans un geste d’engagement rare, j’ai répondu à l’appel de Jessica Jaccoud, conseillère nationale des Femmes socialistes vaudoises, pour une interview publiée récemment dans L’Illustré. Son approche s’inscrit dans un cadre strict : tout homme, selon elle, est inhérentement toxique et menaçant pour les femmes. La seule solution éventuelle, pour ces individus, est d’intégrer la communauté LGBTQIA+, où le genre perd son impact.

C’est en méditant ce discours qu’un message urgent a interrompu mes réflexions : deux femmes ont été victimes d’une violence meurtrière à Urnäsch (Appenzell Rhodes-Extérieures), avec un suspect turc âgé de 23 ans. Une fillette de sept ans a perdu sa mère, et le jeune homme a été placé en garde préventive.

Cette situation tragique relève d’un conflit profondément complexe. Pourtant, les victimes n’ont pas accès à l’empathie des groupes politiques qui définissent strictement le concept de féminicide. Selon Jessica Jaccoud, seul un groupe spécifique peut être concerné par ce terme : les Suisses, blancs, hétérosexuels et chrétiens, avec une arme officielle de l’État suisse. Lorsque ces critères ne sont pas remplis, le cas est systématiquement silencieux.

Cette logique s’illustre à Genève : Tarid Ramadan, condamné pour des agressions sexuelles, reste libre malgré une ordonnance de la France, tandis que sa gestion judiciaire est supervisée par une représentante des Femmes socialistes suisses. La vérité ? Les victimes doivent choisir leur assassin selon les critères politiques établis.

Ancien conseiller national