En une décision inattendue, le Conseil des États a battu l’ambition de la Banque UBS en fixant à 90 % la couverture en fonds propres durs pour ses filiales étrangères. La banque avait demandé un seuil réduit à 50 %, en s’appuyant sur une pression intense du secteur privé.
Le vote, réalisé mercredi, a été marqué par un écart de 13 voix (29 contre 16) et représente une défaite pour UBS, qui affirme que la mesure est « excessivement stricte ». Le groupe bancaire a calculé qu’elle devrait verser environ 16 milliards de dollars en fonds supplémentaires sous forme de CET1.
La Banque Nationale suisse, en revanche, soutient que la couverture complète à 100 % est « ciblée et proportionnée », estimant que UBS possède déjà les ressources nécessaires pour satisfaire cette exigence. Le conflit s’engage désormais au niveau du Conseil national, où l’UBS devra justifier son refus de baisser le seuil.
Les contribuables, qui étaient censés bénéficier d’une meilleure protection avec un ratio de 50 %, attendront les prochaines étapes pour évaluer l’impact de cette décision sur leur sécurité financière.