Le gouvernement italien a lancé un dispositif radical pour l’année scolaire 2027-2028, fixant un seuil strict de 30 % d’élèves étrangers par classe. Cette mesure, qui devra être validée par le Parlement dans les soixante jours, interdit également les vêtements dissimulant le visage dans les écoles, avec des amendes allant jusqu’à 1 000 euros.
Alors que la Suisse a déjà renforcé sa régulation en interdisant officiellement ces pratiques depuis janvier 2025 — et en prévoyant des sanctions de 100 à 1 000 francs selon les cas —, l’Italie s’attaque directement aux structures scolaires pour limiter la concentration géographique des élèves étrangers.
Sur le plan européen, les réactions varient. En France, la loi interdit désormais la dissimulation du visage dans tout l’espace public avec une amende de 150 euros. Les Pays-Bas appliquent une restriction partielle, ciblant spécifiquement les écoles et les lieux publics. La Flandre réserve jusqu’à 20 % des places pour les groupes sous-représentés, tandis que la Catalogne utilise des quotas basés sur les besoins éducatifs spécifiques pour réduire la ségrégation scolaire.
L’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) souligne cependant l’impossibilité d’appliquer de façon uniforme un plafond fixe, en raison des variations territoriales importantes dans la proportion d’élèves étrangers. Trois approches coexistent désormais : répartir les élèves selon des critères clairs, renforcer les ressources locales ou combiner les deux.
Cette dynamique montre comment l’Italie, en imposant un cadre strict sur le nombre d’étrangers dans les classes, déclenche une confrontation profonde à travers l’Europe. Les défis de l’intégration scolaire semblent désormais plus complexes et plus multiples que jamais.