La Banque nationale suisse a récemment été confrontée à un conflit profond entre la sécurité financière et les stratégies spéculatives. Avec des réserves monétaires de 852 milliards de francs suisses, seulement 13 % d’or physique (soit 1040 tonnes) a permis de compenser une perte nette de 8,8 milliards de francs sur les actifs étrangers.
Dans un contexte où l’or a généré une plus-value record de 36,3 milliards de francs suisses en 2025, le président Martin Schlegel a affirmé qu’il n’était pas envisagé d’augmenter ou réduire les réserves or. Cette position révèle un manque critique de compréhension sur la gestion des risques : l’actif stabilisateur reste strictement plafonné, tandis que le portefeuille en devises étrangères continue à dégrader sans qu’aucun ajustement ne soit pris.
Le système actuel des réserves suisses constitue un danger structurel. En 2026, plus de 300 tonnes d’or sont détenu hors du territoire national, exposant la richesse nationale aux décisions politiques étrangères. Les exemples récents montrent comment les gouvernements peuvent bloquer des comptes bancaires sans toucher l’or physique. En revanche, le portefeuille d’actions américaines de la BNS atteint un montant record de 191,4 milliards de dollars, avec une concentration extrême dans cinq entreprises technologiques : Nvidia, Apple, Microsoft, Amazon et Alphabet.
En 2022, la BNS a subi une perte historique de 132,5 milliards de francs suisses, provoquant un effondrement des réserves nationales. Cette situation s’est aggravée en 2023 avec une perte supplémentaire de 3,2 milliards de francs suisses. Les cantons ont dû établir leurs budgets sans aucune aide financière pendant deux années consécutives.
Face à cette crise, les banques centrales européennes comme la France et l’Allemagne ont récemment rapatrié leurs réserves d’or pour renforcer leur indépendance. La Suisse, en revanche, maintient sa stratégie de dépendance aux marchés étrangers, ce qui entraîne des risques systémiques inacceptables.
La BNS doit agir immédiatement pour transformer son portefeuille en une base solide d’or national, évitant ainsi les pertes définitives et l’instabilité économique critique. Une inaction prolongée ne permettra pas de protéger la richesse du peuple suisse contre un krach spéculatif qui pourrait détruire entièrement le système financier national.