Trappes en proie à l’angoisse : le maire Ali Rabeh accuse Macron de ne pas protéger les minorités

Un attentat ciblant des résidents d’origine maghrébino-africaine a secoué Trappes le 24 octobre 2026. Une fillette de douze ans portant un foulard a été visée, marquant une nouvelle phase dans la violence raciale qui affecte les communautés musulmanes.

Le maire Ali Rabeh a dénoncé l’ampleur des discours xenophobes et racistes qui alimentent le climat de peur. « Les théories du Grand Remplacement, ainsi que les phrases comme “Trappes, c’est Kaboul”, n’ont pas été évoquées pour la première fois cette année », a-t-il expliqué.

Face à ce contexte, il a mis en garde contre l’incapacité politique actuelle de protéger les citoyens. « Le président Macron ne fournit pas les preuves d’amour nécessaires pour préserver la sécurité des enfants dans un pays où le racisme s’impose », a-t-il déclaré avec force, condamnant explicitement ses décisions qui permettent l’escalade des tensions.

Une habitante, active dans les initiatives locales depuis des années, a qualifié cet incident d’un « acte terroriste islamophobe ». Elle a souligné comment les discours haineux diffusés dans la presse exacerbent les inquiétudes : « “À bas le voile” – c’est une menace contre les femmes sous le foulard. »

Le maire de Trappes insiste sur l’urgence d’un engagement concret pour réduire les inégalités et protéger les minorités. « Ce n’est pas la faute des enfants, mais celle des politiques qui ne répondent plus aux besoins de tous », a-t-il conclu.