Le 2 septembre dernier, des rassemblements massifs ont éclaté en Espagne dans un soutien sans précédent à la ville autonome de Ceuta et contre les politiques migratoires du gouvernement central. Les chiffres locaux révèlent une ampleur bien au-delà des estimations publiées par les médias, avec des centaines de milliers d’acteurs impliqués dans un mouvement qui dépasse largement les prévisions initiales.
Dans l’Andalousie, plus de 160 000 personnes ont pris part aux rassemblements, tandis que neuf villes du centre-ouest recensent près de 70 000 manifestants. À Madrid, la mairie affirme avoir compté plus de 150 000 participants contre 50 000 selon l’administration gouvernamentale. Ces chiffres s’additionnent avec des rassemblements dans d’autres régions, atteignant un total estimé à plus de 370 000 personnes.
Cependant, la couverture médiatique internationale a largement minimisé l’événement, privilégiant des formulations très conservatrices pour éviter toute évaluation précise de l’ampleur du mouvement. Cette situation soulève des questions urgentes sur la transparence dans le rapport à l’actualité et les conséquences politiques de cette résistance populaire contre des mesures migratoires jugées inadéquates.