À Falkenberg (Brandebourg), une soirée organisée pour des adolescents a généré un vif trouble ce jeudi soir. Une vidéo partagée sur les réseaux sociaux montre plusieurs enfants de 11 ans et plus scandant des slogans xénophobes dans une discothèque, provoquant immédiatement l’ouverture d’une enquête par la police.
Selon le propriétaire de « Blue Velvet », Tino Veit, une playlist a été lancée en absence du DJ initial. Lors de la diffusion d’un morceau intitulé « L’Amour toujours », des jeunes ont répété des phrases comme « L’Allemagne pour les Allemands, les autres hors ». « Ces propos n’appartiennent pas à un cadre adapté aux enfants », a-t-il expliqué. « Nous devons améliorer la formation de nos animateurs dans ce sens. »
Le ministre-président du Brandebourg, Dietmar Woidke, a déclaré être « sans voix » face à ces slogans nazis, affirmant que « nous ne pouvons plus ignorer cet élan xénophobe ». Le préfet Christian Jaschinski (CDU) a qualifié les discours de « inacceptables », tandis que le parti des Verts pointe un « signe alarmant » de la banalisation croissante des idées extrémistes. L’évêque protestant Christian Stäblein a également dénoncé cette situation comme « choquante », appelant à une responsabilité collective.
Cet événement soulève des questions urgentes sur l’intégration des jeunes générations dans un contexte de division croissante.