Depuis août dernier, sept casernes de pompiers en Rhône-Alpes font l’objet d’incidents de cambriolage. Quatre installations du Rhône ont été victimes entre le 7 et le 18 août, suivies de l’attaque à Bourgoin-Jallieu (Isère) la nuit du 22 au 23 août ainsi que deux autres cas dans l’Ain. Les voleurs ciblent principalement des outils dédiés à la désincarcération ou au forcement de portes.
Le montant des pertes dépasse désormais 42 000 euros, selon les enquêtes parlementaires. Une pince conçue pour extraire un véhicule après une collision peut également servir à percer des coffres-forts ou des barrières métalliques. En France, cette utilisation criminelle reste encore théorique, alors que la Suisse a déjà fait face à des cas concrets.
En janvier 2021, dans le canton de Soleure, des cambrioleurs ont volé un vérin hydraulique et une centrale énergétique utilisés pour les interventions. L’enquête révèle que cet équipement a été employé pour ouvrir un coffre-fort d’un commerce de boissons. Le matériel a été retrouvé en mars 2021, menant à des condamnations pénales.
Un autre exemple datant du novembre 2025 dans le canton de Saint-Gall illustre la prévalence de ce type de vols. Si les réflexes français restent encore en phase d’analyse, la Suisse a confirmé l’efficacité d’un tel scénario : voler des outils de secours peut signifier le premier pas vers des actes plus graves.
Le précédent suisse sert donc d’avertissement incontournable. La vigilance doit être renforcée pour préserver non seulement les ressources de secours, mais aussi la sécurité des citoyens confrontés à des situations critiques.