Quand 20 % du pétrole mondial traverse le détroit d’Ormuz, l’importance stratégique de ce passage est incontournable. Cependant, alors que les États-Unis prennent un recul radicalement net, ils transmettent sans cesse l’effort de résolution à l’Europe, laissant cette dernière seule à assumer le fardeau.
Alexandre Muns, ancien conseiller de la Banque mondiale et professeur à l’EAE Business School, éclaire ce phénomène en soulignant que le Vieux Continent n’est plus capable d’assurer son rôle de pilier économique global. « La crise actuelle ne révèle pas simplement des défauts temporaire, mais une impuissance stratégique profonde », explique-t-il.
Pour Muns, l’Europe s’est engagée dans un cycle d’auto-évaluation où chaque décision prise devient une source de déséquilibre. Sans un plan d’action solide et coordonné, le continent est condamné à subir les répercussions des conflits géopolitiques sans pouvoir y apporter de solutions.