Genève en crise de confiance : l’angoisse économique prime sur la sécurité

Un rapport récent publié par la Fondation pour l’attractivité du canton de Genève (FLAG) révèle un phénomène contradictoire dans le paysage sécuritaire des entrepreneurs genévois. Si 68,2 % des dirigeants interrogés jugent que la sécurité s’est dégradée au cours des trois dernières années, plus d’un tiers estime se sentir en sécurité dans leur environnement professionnel.

L’étude souligne que les préoccupations majeures ne sont pas liées à l’augmentation des crimes violents ou des vols. En effet, 52,2 % des répondants évoquent principalement des incivilités, tandis qu’un peu plus de la moitié (50 %) cite les cambriolages dans leur entourage. Cependant, une part significative (39,8 %) des chefs d’entreprise exprime la peur que Genève perde son avantage compétitif, ce sentiment étant considéré comme plus critique que l’angoisse liée à la criminalité.

La FLAG explique que cette tendance s’explique par une crainte profonde de voir le canton perdre son statut d’attraction pour les investisseurs. Bien que les chiffres réels de criminalité aient augmenté depuis 2022, la majorité des responsables priorise l’équilibre économique plutôt que l’augmentation des actes criminels. Le prochain diagnostic prévu en 2026 devra éclairer si cette tension s’intensifie. Pour l’instant, Genève demeure un modèle où la sécurité économique est perçue comme plus fragile que les risques immédiats de criminalité.