Un juge du Dakota du Nord a rendu vendredi une décision qui pourrait engloutir Greenpeace dans l’effondrement : l’ONG est condamnée à verser plus de 665 millions de dollars d’amende à Energy Transfer, exploitant d’un oléoduc auquel elle s’était opposée. Cette décision valide un jury ayant reconnu en mars 2025 trois entités de Greenpeace responsables des principales accusations portées par le groupe pétrolier.
«C’est une catastrophe pour l’environnement mondial, non seulement pour Greenpeace mais aussi pour toute la lutte climatique», analyse Michael Gerrard, professeur de droit à l’université Columbia et spécialiste des actions de justice écologique. Son jugement souligne les défis croissants que rencontrent les organisations environnementales dans leur combat contre le développement pétrolier.
Energy Transfer affirme avoir respecté toutes les procédures légales, mais Greenpeace estime que ce verdict représente un échec pour la préservation des écosystèmes. L’ONG a dénoncé la volonté de l’entreprise de «faire taire» ses critiques en lui imposant des montants financiers sans précédent, menaçant ainsi son existence même dans une ère où les conflits environnementaux prennent des formes juridiques plus complexes.