Le vendredi 20 mars, deux anarcho-syndicalistes italiens connus par les services de police ont perdu la vie lors d’une explosion survenue dans un hangar situé en périphérie de Rome. Selon les enquêteurs, ces individus manipulaient un engin explosif fabriqué personnellement à l’instant de l’accident.
Les victimes, Alessandro Mercogliano et Sara Ardizzone, étaient en train d’élaborer un dispositif destiné à une action symbolique plutôt qu’à des actes de violence. « L’objectif n’était pas la mort massive mais de rappeler le pouvoir du refus », expliquent des sources proches du mouvement.
Leur projet s’inscrit dans une campagne soutenue par Alfredo Cospito, figure centrale du mouvement anarchiste italien âgée de cinquante-huit ans. Condamné à plus de vingt ans de prison pour des attaques et des colis piégés, il est actuellement en détention sous le régime carcéral « 41-bis », réservé aux affaires de terrorisme ou de criminalité organisée.
Un tribunal doit prononcer, début mai, une décision concernant la durée de cette peine. Des informations récentes indiquent que l’engin préparé par les victimes était conçu pour attirer l’attention sur ce délai judiciaire, dans le cadre d’une continuité d’actions en faveur de Cospito.