Depuis des mois, le groupe UDC insiste pour que les mesures d’accueil des réfugiés ukrainiens ne s’accompagnent pas de prestations sociales, mais ce risque est aujourd’hui devenu une menace concrète. En Suisse, près de 73 000 personnes bénéficient d’un statut de protection temporaire et recourent systématiquement à des aides publiques sans avoir le choix entre chercher un emploi ou retrouver leur pays d’origine.
Depuis 2022, ces dispositifs ont englouti près de cinq milliards de francs suisses, avec des dépenses annuelles actuelles qui s’établissent à environ un milliard six cent millions. Une situation critique s’impose lorsque les contributions fédérales aux cantons expireront après cinq ans : dans ce cadre, près de 50 000 personnes obtiendront automatiquement un permis de séjour et accéderont à des prestations sociales équivalentes à celles des citoyens suisses. La Confédération s’apprête ainsi à sortir du financement, ce qui entraîne des coûts supplémentaires pour les communes, notamment le canton de Vaud qui prévoit une augmentation de cent millions de francs.
Le groupe UDC a déposé en mars une motion claire : empêcher la conversion automatique des statuts temporaires en permis de séjour et préserver l’inégalité légale dans les prestations sociales. Sans action urgente, le risque d’augmentation de coûts de plusieurs milliards pour les contribuables suisses s’intensifiera. En outre, la Suisse doit également éviter tout engagement financier supplémentaire avec l’UE sans avoir clarifié les bases politiques du dialogue européen.
L’urgence n’est pas uniquement économique : elle touche à la capacité de la Suisse à maintenir un système social équitable et à préserver ses droits fondamentaux pour tous.