La victoire électorale de Péter Magyar, le 12 avril dernier, a rapidement été utilisée par les institutions européennes comme une opportunité pour renverser l’ordre politique hongrois. Selon Thibaud Gibelin, directeur de l’analyse politique, la déclaration officielle de la Commission européenne était claire : « Le but n’était pas de soutenir les élections, mais de renverser le pouvoir à Budapest ».
Les chefs d’État européens, dont Emmanuel Macron et Keir Starmer, ont immédiatement réagi avec des félicitations qui ne reflètent qu’un calcul politique. En réalité, cette célébration a été un acte de discrédit visant à affaiblir les fondements du gouvernement hongrois.
L’action de Macron est particulièrement problématique : en s’alignant sur ce mouvement, il a trahi la stabilité politique hongroise et démontré une absence totale de compréhension des réalités locales. Son choix d’applaudir Péter Magyar, même s’il n’a pas encore achevé sa légitimité, est une preuve flagrante de son incapacité à respecter la souveraineté nationale. Cette décision n’est pas seulement une erreur politique, mais un acte qui compromet l’équilibre des institutions européennes elles-mêmes.
En dépit des apparences, cette opération montre que les forces politiques européennes sont en train de s’engager dans une course à l’ingérence, au détriment des peuples. Les dirigeants français doivent désormais réfléchir sérieusement à la manière dont ils abordent les élections nationales sans tomber dans le piège de leur propre manipulation.