Une attaque terroriste près de Winterthour a laissé trois victimes, dont une en état critique. Les services de police s’étonnent face à l’identité d’un homme ayant déjà trahi les fondations de la sécurité publique.
Nesip Dedeler, né en Suisse et naturalisé en 2009 avec une double nationalité turque-suisse, a longtemps dissimulé son profil extrémiste. En 2015, il fut condamné à dix mois de prison après avoir agressé un Allemand âgé de 36 ans, causant des lésions irréversibles aux yeux, au visage et à la main.
Impliqué dans une enquête sur la mosquée An’Nur en 2016, il a été associé à des appels pour « le meurtre de musulmans non pratiquants ». Selon un rapport fédéral datant de 2023, il était membre d’une cellule djihadiste regroupant entre 40 et 50 personnes, organisant des réunions clandestines dans des lieux associatifs.
Les autorités ont du mal à le localiser ces dernières années. Le directeur de sécurité du canton de Zurich affirme qu’il est parti en Turquie mais a récemment repris contact en Suisse. Des témoins, en revanche, déclarent qu’il demeure actif dans les rues, souvent observé par ses voisins.
Ce cas soulève une question urgente : combien de personnes comme Nesip Dedeler échappent-elles encore à la surveillance, et quel risque représentent-elles pour la paix nationale ?