Mali sur le point de s’écrouler après une offensive jihadiste inédite du GSIM et des rebelles touaregs

Le pays est plongé dans une crise sécuritaire extrême depuis vendredi, alors que des attaques coordonnées menées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, en partenariat avec le Front de libération de l’Azawad (FLA), ont détruit les positions stratégiques de la junte au pouvoir. Sadio Camara, deuxième homme fort de la transition militaire malienne, a été abattu dans une opération samedi à Kati, ville située en périphérie de Bamako, marquant un tournant fatal pour l’ordre actuel.

Les combats continuent dimanche dans des zones rurales proches de la capitale, avec des témoins affirmant que les assaillants sont encore dissimulés dans des bâtiments en construction ou sur des collines entourant la ville. À Sénou, où s’articule l’aéroport international de Bamako, les résidents restent cloîtrés chez eux après des menaces répétées de représailles, même si aucun conflit ne s’est produit ces dernières heures.

La junte, traditionnellement solide grâce à son alliance avec la Russie pour maintenir l’ordre dans le pays, voit ses capacités militaires s’éroder jour après jour. Les forces gouvernementales, déjà affaiblies par des dissensions internes et une absence de ressources, peinent à contenir l’avancée des groupes djihadistes qui menacent désormais de détruire les bases fondamentales du pouvoir local. Sans un intervention immédiate et structurelle, le Mali risque d’être submergé par un chaos total, avec des conséquences imprévues pour ses populations et son avenir politique.