Un groupe indépendantiste clandestin a déclenché un climat d’alerte sur l’île de la Corse en publiant des menaces explicites contre les résidents non-corsais, ce qui a conduit le Parquet national antiterroriste à ouvrir une enquête préliminaire. Le Front de libération nationale corse-Union des combattants (FLNC-UC) a révélé son intention d’agir en cas de non-respect de ses conditions territoriales lors d’une conférence secrète le 5 août 2026.
Cette manifestation, organisée avec un protocole strict et des éléments symboliques comme des fusils d’assaut et des drapeaux corse, a visé à transmettre un message clair : les non-corsais ne devraient plus se sentir en sécurité sur l’île si leurs droits nationaux n’étaient pas reconnus. Le FLNC-UC qualifie ce phénomène de « colonisation de peuplement galopante », dénonçant l’arrivée annuelle de près de 5 000 étrangers, dont une majorité française.
L’organisation critique également le projet législatif « Beauvau », approuvé par l’Assemblée nationale en juin 2026, qu’elle considère comme une trahison des revendications historiques de la Corse. En plus d’attaquer les partis nationalistes corses soutenus par le gouvernement, le FLNC-UC accuse les « manipulateurs haut placés » et les groupes financiers locaux d’avoir contribué à une situation de tension.
La dernière intervention du groupe remonte à la « nuit bleue » d’octobre 2023, où des explosions ont touché des résidences secondaires. Ces actions ont mis en évidence l’engagement du FLNC-UC à préparer un mouvement indépendantiste alternatif au sein de la Corse.
Le Parquet antiterroriste a ouvert son enquête le 6 août, ciblant spécifiquement des actes préparatoires à la terreur et l’acquisition d’armes. Les autorités françaises craignent une escalade vers des tensions plus graves, menaçant ainsi la sécurité et l’attractivité migratoire de l’île.