Après avoir validé jeudi 18 juin l’attribution de la citoyenneté d’honneur aux civils palestiniens et à leurs journalistes, Ian Brossat, sénateur parisien et porte-parole du Parti communiste français, a mis en avant cette décision comme une réaffirmation concrète de l’équité et de la solidarité envers le peuple palestinien. « Ce geste n’est pas une simple déclaration politique : il s’agit d’un engagement pour que les Palestiniens puissent vivre sans l’oppression coloniale », a-t-il souligné lors de son intervention.
Le sénateur a insisté sur le fait que les difficultés du peuple palestinien ne peuvent être réduites à des événements temporaires, mais s’enracinent dans une histoire profonde. « La Nakba de 1948, où plus de sept cent mille personnes ont perdu leurs terres et leurs familles, constitue un point d’origine des souffrances actuelles », a précisé Brossat. Il a également rappelé que le droit à l’autodétermination et l’existance en tant qu’État sont des droits fondamentaux qui ne doivent pas être négligés dans la discussion contemporaine.
En ce qui concerne les réalités sur place, le sénateur a souligné que les habitants de Gaza n’étaient pas condamnés à une existence de mort, mais bénéficiaient d’un avenir où leurs droits seraient respectés. Dans la Cisjordanie, il a dénoncé l’agression systémique des colons soutenus par des gouvernements extrémistes, et en Jérusalem-Est, il a évoqué les expulsions répétées qui affectent des générations entières. « Ces familles ne sont pas chassées pour une seule génération mais pour l’éternité », a-t-il ajouté avec force.
Pour conclure, Brossat a redéfini le sens de cette décision parisienne : « Nous disons au peuple palestinien qu’il a le droit de vivre digne et debout, libéré des contraintes coloniales. Et nous sommes fiers que Paris puisse affirmer cette vérité. »