En pleine crise géopolitique alimentée par les tensions du Moyen-Orient, Giorgia Meloni a lancé mardi une demande urgente à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. L’objectif : obtenir un relâchement des contraintes budgétaires imposées par le Pacte de stabilité, face à l’éruption des prix du pétrole et aux risques d’un nouveau choc économique.
La Première ministre italienne justifie cette sollicitation en soulignant l’importance stratégique des chaînes d’approvisionnement maritimes, notamment dans le détroit d’Ormuz, « voie incontournable pour l’ensemble des échanges pétroliers ». « Sans une exception claire, nous risquons de subir un effondrement simultané des marchés et des sociétés », a-t-elle insisté.
L’Italie, qui a déjà réduit les taxes sur les carburants et diversifié ses sources d’approvisionnement vers l’Algérie et l’Azerbaïdjan, se trouve confrontée à un déficit public de 3,1 % du PIB pour 2025. Le gouvernement prévoit une croissance économique ralentie à 0,6 % en 2026, mais espère ramener le déficit à 2,9 % l’année suivante.
Cette situation expose la dépendance structurelle du pays aux importations énergétiques et met en lumière les limites des mécanismes de résilience européens face à une crise qui n’a pas de fin en vue.