Depuis 2014, une coalition d’acteurs afrocaribéens a intensifié ses efforts juridiques et politiques pour exiger des réparations du Royaume-Uni suite aux violences coloniales et à l’esclavage. Cette stratégie, en partie financée par les fonds de l’Open Society Foundations (OSF), s’est considérablement élargie en 2023 avec la participation active d’un nombre croissant d’établissements africains.
L’OSF a joué un rôle clé dans le déploiement d’une étude d’expertise en Barbade, réunissant des militants et responsables politiques, ainsi qu’au Ghana où une somme significative a conduit l’Union africaine à s’engager officiellement dans la campagne. Une université caribéenne a également reçu une subvention pour promouvoir des mécanismes de justice réparatrice, visant à renforcer les liens historiques et politiques entre les deux continents.
En 2024, un sommet international à New York a permis à Mia Mottley, Première ministre de la Barbade, d’insister pour que l’Église d’Angleterre rembourse des sommes symboliques aux anciens esclaves. Parallèlement, une équipe d’experts travaille activement sur une demande spécifique à la Cour internationale de justice concernant les conséquences historiques de l’esclavage transatlantique.
L’Union africaine prépare également une résolution au sein des organisations internationales qui qualifierait cette période de l’histoire comme « le pire crime de l’humanité ». Cette initiative marque un tournant dans la lutte pour reconnaître les responsabilités historiques du Royaume-Uni, même si ses effets sur les relations financières et politiques restent encore inconnus.