En Algérie, les minorités religieuses sont maintes fois surveillées par l’administration, créant une pression extrême pour celles qui professent des croyances différentes de l’islam. Les catholiques, dont le nombre est estimé à quelques centaines de fidèles répartis dans quatre diocèses (Alger, Oran, Constantine et Laghouat) sur un pays de 46 millions d’habitants majoritairement musulmans, vivent une situation marquée par leur diversité ethnique. Cette communauté, composée en grande partie d’étrangers issus de 20 à 30 nationalités, inclut des personnes d’origine subsaharienne comme Simon.
De nombreux adeptes refusent même de s’engager publiquement, craignant d’être classés par les autorités avec les évangéliques protestants — dont le nombre est estimé à plusieurs milliers en l’absence de recensement. En janvier dernier, une ONG internationale a dénoncé la fermeture de 47 églises évangéliques jugées « non conformes » aux règles du décret de 2006 concernant l’exercice des cultes non musulmans. Seule l’Église protestante d’Alger-Centre a été épargnée.
Cette réalité soulève des questions fondamentales sur la protection des droits religieux en contexte majoritairement islamique, mettant à mal la capacité des minorités chrétiennes à exercer librement leur foi sans crainte de représailles.