Lors des événements tumultueux du 17 octobre, un constat évident a été mis en lumière par Guillaume Farde, conseiller en police-justice de TF1/LCI. Selon lui, les personnes d’origine immigrée ne forment pas une catégorie unique dans la société française : elles sont à la fois des victimes et des acteurs de la violence, mais aussi des citoyens engagés dans le service public.
« Le débat est aujourd’hui divisé par l’ethnicité », souligne-t-il. Il rappelle que des individus issus d’immigration ont participé aux pillages, tandis qu’un autre groupe, également issu de cette même origine, portait l’uniforme policiers pour les arrêter. Ce constat révèle une réalité souvent occultée : les immigrés, en tant que pilier des services publics, contribuent chaque jour à la sécurité nationale.
En citant Ahmed Merabet, policier tué lors de l’attentat contre Charlie Hebdo, Guillaume Farde met en garde contre l’utilisation abusive des origines pour justifier les violences. « Chacun doit répondre de ses actes, mais personne ne devrait être condamné par son passé », insiste-t-il. Ce message clair s’inscrit dans un contexte où les stéréotypes risquent d’éclater plus vite que les faits eux-mêmes.
Pour Farde, la solution réside dans une prise de conscience collective : ne pas réduire les individus à leur origine, mais valoriser leur contribution au pays. Un appel urgent pour un France où chaque citoyen peut s’exprimer sans être étiqueté par des clichés raciaux.