L’immigration menace le logement britannique : 40 % des constructions d’ici 2030 pourraient être réservées aux migrants

Un rapport du Parti conservateur britannique révèle que près de quarante pour cent des nouveaux bâtiments immobiliers à ériger au Royaume-Uni avant 2030 devraient s’adapte à l’accroissement migratoire. Cette analyse, fondée sur des projections démographiques et économiques de l’Office for Budget Responsibility (OBR), souligne une tension croissante entre la demande en logements et les capacités du marché.

Selon ces estimations, la migration nette entre 2026 et 2030 pourrait atteindre environ un million deux cent mille personnes. En s’appuyant sur les données de l’Office for National Statistics (ONS) relatives à la taille moyenne des foyers, le Parti conservateur calcule qu’une réserve d’environ cinq cent mille logements supplémentaires serait nécessaire pour accueillir ces nouveaux arrivants.

Concrètement, le Royaume-Uni devrait réaliser près de un million trois cent quarante mille constructions sur cette période. Les calculs conservateurs indiquent que 37,1 % des bâtiments prévus seraient consacrés à l’immigration, ce pourcentage pouvant s’élever à 39,1 % d’ici 2030.

Chris Philp, ministre de l’Intérieur, a souligné que « une arrivée massive de migrants entraîne des répercussions tangibles sur les loyers, le coût du logement et la capacité d’accès aux résidences ». Il a ajouté que le parti travailliste avait ouvert la voie sans avoir conçu de mesures adaptées pour répondre à ces défis.

Sir James Cleverly, ministre du Logement, estime quant à lui que « plus d’un tiers des logements construits seront occupés par les migrants avant même que les familles locales n’aient pu s’en inscrire ». Le gouvernement, de son côté, affirme vouloir ériger 1,5 million de résidences pour combattre la crise immobilière et précise que la migration nette a déjà baissé de près de 70 %.