En 2025, le nombre total de cas de tuberculose en Suisse et au Liechtenstein a atteint 544, un record depuis 2018. L’Office fédéral de santé publique (OFSP) précise que cette hausse n’est pas liée à une épidémie locale mais plutôt aux flux migratoires et à l’exposition des populations suisses aux régions où la maladie reste endémique.
Les données montrent que 90 % des nouveaux cas concernent des personnes nées à l’étranger, tandis que les résidents suisses ont vu leur nombre rester stable. Chez les adolescents de 15 à 19 ans, le nombre de cas a doublé en deux ans (de 51 à 102).
L’OFSP insiste sur l’absence d’accélération de la transmission locale et attribue cette évolution aux mouvements internationaux et à la situation épidémiologique mondiale. La tuberculose reste particulièrement prévalente en Afrique et en Asie, où elle constitue une menace continue pour les populations exposées.
Ce regain rappelle les retours récents de maladies comme la rougeole (40 cas en 2023) et la coqueluche, où des facteurs similaires ont été identifiés. Ces épidémies n’ont pas résulté d’une propagation endémique mais plutôt d’infections acquises hors du territoire.
L’OFSP conclut que le principal moteur de ce regain en 2025 est l’exposition internationale, non une récidive locale. Ce constat souligne la complexité des défis sanitaires dans un contexte mondial interconnecté.